"Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le fasse"

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19.10.2015

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Avec ses 2898 km de côtes et une histoire fortement liée à l’océan, l’Afrique du Sud s’annonçait comme une escale très intéressante pour la Race for Water Odyssey. La question était, cependant, de savoir si ce pays, et plus précisément la ville du Cap, avait l’énergie de se préoccuper de « ses » océans au milieu des problématiques économiques, sociales et culturelles déjà importantes. Et la réponse qui attendait l’Odyssey sur place est : oui. Scientifiques, experts en la matière, organisations investies dans la conservation de l’environnement (Plastics South Africa entre autre) et plus précisément dans la protection de l’eau contre le plastique (Two Oceans Aquarium et sa campagne en sont un exemple), entreprises de recyclage du plastique à but non lucratif (telles que PROPET), nombreux sont les acteurs locaux qui ont fait de la pollution plastique leur combat. La Race for Water Odyssey a également eu l'occasion d'accueillir des jeunes de l'établissement suisse Beau-Soleil, venus en Afrique du Sud pour parler de l'importance de la pollution plastique aux jeunes de leur âge.

La Race for Water Odyssey est allée à leur rencontre, avide, une fois de plus, d’échange de connaissances sur le sujet. En plus d’une rencontre scientifique rondement menée, elle y a découvert plusieurs usines de recyclage de plastique s’attelant à créer un cercle vertueux dans l’économie. Ainsi, elles tentent de remédier au problème de mauvaise gestion des plastiques en fin de vie en leur redonnant une nouvelle vie. Dans ces entreprises, une partie des déchets de plastique se retransforme en sacs plastiques, en pellets ou en fibre textile. De cette manière, la matière plastique est réinjectée dans le circuit économique et ne finit pas sa course dans les océans. Un début de solution idéale et localisée, aux bénéfices environnementaux et sociaux évidents, que la Fondation Race for Water ambitionne de reproduire à plus grande échelle dans les prochaines années. Et ce, grâce, entre autres, aux observations scientifiques et sociologiques de l’Odyssey. Trouver des solutions efficaces afin d’agir à la source et d’enrayer le flux de déchet avant qu'ils ne finissent dans les océans est crucial.  Et les escales, telles que cet arrêt sud-africain fournissent la matière à la fondation Race for Water pour accomplir cette mission. Un objectif ambitieux certes, mais comme l’a dit Nelson Mandela: "Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le fasse".

Il est temps maintenant pour l’Odyssey de retourner dans l’Atlantique, là où tout a commencé. L’expédition sera à Rio de Janeiro début novembre, avant de revenir à Bordeaux le 18 novembre, à la veille du sommet de la COP21 de Paris.  La fondation y sera d’ailleurs présente afin de représenter l’océan et de dévoiler son programme 2016. 

 

        

Notre solution à la pollution plastique

Le constat de la Fondation est clair : un nettoyage efficace des océans à grande échelle n’est pas réaliste. Traiter les déchets avant qu’ils n’atteignent l’eau est une nécessité. Notre objectif est donc de valoriser les déchets plastiques grâce à une technologie innovante permettant de les transformer en énergie.
Cette approche inspirée de l’entreprenariat social permet la création d’emplois, en particulier pour les plus démunis. De surcroît, ce procédé de production d’énergie engendre des bénéfices environnementaux importants en réduisant la pollution plastique de manière conséquente.

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En avril 2017, Race for Water est repartie autour du monde pour une Odyssée de l’Espoir. A bord d'un navire révolutionnaire à propulsion mixte solaire-hydrogène-kite, l'équipe de la Fondation souhaite démontrer que la transition énergétique a commencé et que des solutions durables existent pour protéger l'océan des pollutions anthropogéniques.