L'équipage de la R4WO est arrivé à Malé, la R4WO continue sans son trimaran

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01.10.2015

Le trimaran Race for Water est arrivé hier à Malé sous son gréement de fortune. Parti de l’Archipel de Palau, le trimaran « MOD70 Race for Water » faisait route en direction de l’Archipel de Chagos dans l’Océan Indien lorsqu’il a chaviré samedi 12 septembre. Grâce à l’assistance de la base militaire américaine de Diego Garcia et de l’équipage britannique du BIOT Pacific Marlin, l’équipage avait pu être secouru et épaulé dans les opérations de retournement du bateau.

Après avoir porté les couleurs de la fondation Race for Water et de l’expédition Race for Water Odyssey pendant plus de 32’000 milles nautiques et à travers trois océans (Atlantique, Pacifique et Indien), après 10 jours de doute et d'acharnement sur la base de Diego Garcia, puis 5 jours de navigation sous gréement de fortune entre les Chagos et les Maldives, le trimaran a enfin atteint Malé hier matin. L’équipage a touché terre aux Maldives hier matin à 6 heures 30 heure locale, tiraillé entre le soulagement d’arriver et la tristesse de devoir arrêter ce long et beau périple à bord du bateau ambassadeur de la fondation. Le trimaran sera soumis à une expertise et rapatrié au plus vite en France afin d'être remis en état dans les meilleurs délais.

Stève Ravussin, skipper de l’expédition, s’exprime sur les derniers événements : « Tout l’équipage est soulagé d’enfin atteindre Malé, après deux semaines particulièrement intenses, entre le chavirage, les opérations de retournement et cette dernière navigation sous gréement de fortune. Nous étions conscients que la mission serait compliquée lorsque nous l’avons acceptée, mais nous savions aussi que la cause mérite que nous prenions des risques. Aujourd’hui, il faut regarder vers l’avenir. L’équipage est indemne, le trimaran va être rapatrié et nous sommes tous d’accord sur le fait que l’expédition doit continuer. Nous allons d’ailleurs rejoindre les équipes à terre sur les escales restantes une fois le trimaran en route pour l’Europe. La pollution des océans par les plastiques est un réel désastre environnemental, il est crucial de poursuivre le projet. Notre mésaventure n’aura ainsi pas été vaine.»

Une motivation décuplée pour les équipes de la Race for Water Odyssey

L’équipage prendra donc part, sans le bateau ambassadeur, aux étapes restantes du projet environnemental de la fondation Race for Water. Après une escale à Rodrigues, qui aura été une fois de plus le témoin d’un océan souillé par la pollution plastique, les équipes se rendront au Cap (du 12 au 18 octobre), à Rio de Janeiro (du 4 au 12 novembre) puis retrouveront Bordeaux pour clore l’expédition. 



Notre solution à la pollution plastique

Le constat de la Fondation est clair : un nettoyage efficace des océans à grande échelle n’est pas réaliste. Traiter les déchets avant qu’ils n’atteignent l’eau est une nécessité. Notre objectif est donc de valoriser les déchets plastiques grâce à une technologie innovante permettant de les transformer en énergie.
Cette approche inspirée de l’entreprenariat social permet la création d’emplois, en particulier pour les plus démunis. De surcroît, ce procédé de production d’énergie engendre des bénéfices environnementaux importants en réduisant la pollution plastique de manière conséquente.

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En avril 2017, Race for Water est repartie autour du monde pour une Odyssée de l’Espoir. A bord d'un navire révolutionnaire à propulsion mixte solaire-hydrogène-kite, l'équipe de la Fondation souhaite démontrer que la transition énergétique a commencé et que des solutions durables existent pour protéger l'océan des pollutions anthropogéniques.