Pas une fin, mais un debut

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18.11.2015

La Race for Water Odyssey (R4WO) est de retour à Bordeaux pour conclure cette aventure humaine et scientifique inédite débutée dans cette même ville le 15 mars dernier. En 9 mois, la R4WO aura effectué 17 escales dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien pour explorer, analyser et sensibiliser à la pollution de l’eau par les plastiques. Un premier constat, dramatique : le plastique pollue partout.

Après avoir parcouru plus de 32'000 milles à travers 3 océans, échantilloné de nombreuses plages, rencontré mille et une personnalités, et vécu la douloureuse épreuve d’un chavirage, l’expédition environnementale retrouve aujourd’hui  la ville de départ de son périple. A Bordeaux, elle fait un premier bilan de ces 9 mois de collecte de données sur la pollution plastique et de sensibilisation de personnalités et du grand public autour de l’urgence d’agir. A l’aide d’un protocole standardisé, basé sur celui de la NOAA, les équipes de l’expédition ont échantillonné plus de 30 plages, situées au sein des cinq principales zones d’accumulation des déchets. Les différentes institutions partenaires, telles que l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse), l’Université de Bordeaux (France) et l’Université de Fribourg (Suisse) analysent actuellement les échantillons récoltés. De leur côté, les universités de Duke et d’Oregon State (USA) se penchent sur images prises par le drone eBee de l’entreprise senseFly. Les résultats sont attendus pour 2016.


Une soirée événement pour un témoignage inédit d’une aventure sans précédent

Pour conclure la R4WO, une cérémonie de clôture, organisée avec le soutien de la Maison écocitoyenne, qui a permis de suivre l’avancée de l’expédition à travers ses animations, aura lieu  au Cinéma Mégarama dès 18 heures, avec la présence de l’ensemble de l’équipage ainsi que des équipes à terre de l’expédition. Une projection de divers reportages ainsi que des témoignages en direct des différents acteurs du projet animeront cet événement.

La Ville de Bordeaux et son maire Alain Juppé, saluent l'utilité de cette aventure expérimentale :

« La pollution [des océans par les plastiques] concerne toutes les régions du globe et affecte de manière durable les écosystèmes marins. Il est urgent d’agir et c’est pourquoi j’ai tenu à soutenir la « Race for Water Odyssey », expédition ambitieuse visant à cartographier et mesurer les cinq plaques de pollution marine à travers le globe. J’adresse tout mon soutien à l’équipe d’explorateurs et de scientifiques qui se sont engagés dans ce noble projet, vital pour l’avenir de la planète".

Retrouvez plus d'informations sur la cérémonie de clôture ici.


Des résultats préliminaires et des témoignages alarmants

Les premières observations, communiquées en septembre dernier, sont claires et alarmantes : le plastique est partout, et dans des quantités si importantes qu’il n’est pas réaliste d’envisager un nettoyage efficace des océans.

« Cette expédition aura été une belle aventure humaine, sociale et scientifique [notamment avec l’Université de Bordeaux] et nous retrouvons Bordeaux avec beaucoup d’émotion. Ces 9 mois auront parfois été éprouvants mais toutes les données et connaissances acquises, toutes les rencontres enrichissantes que nous avons pu faire, représentent un acquis indispensable afin de poursuivre efficacement la lutte contre la pollution des océans par les plastiques » explique Marco Simeoni, chef d’expédition et président de la Fondation Race for Water. Il continue :

« La Race for Water Odyssey n’est que le début d’un projet à long terme. C’est un tremplin qui nous aura permis de comprendre et de définir concrètement comment avancer vers des solutions. Suite à l’Odyssey, notre constat est clair : la pollution par les plastiques touche toutes les régions du monde, elle est partout. Il faut agir en amont, empêcher l’entrée du plastique dans les voies d’eau en favorisant la valorisation des déchets. Des projets pilotes permettant de transformer les déchets en énergie seront déployés dès 2016. » 


La Race for Water Odyssey – un tremplin pour trouver les solutions de demain

La Fondation Race for Water souhaite dorénavant exploiter les observations menées durant cette expédition unique pour ses prochaines missions de lutte contre la pollution plastique. Dans la foulée, elle va d’ailleurs porter le témoignage affligeant de l’Odyssey à la COP21 avec son nouvel ambassadeur, le navire solaire Race for Water, plus grand catamaran solaire au monde. Le programme 2016 de la fondation, articulé autour de projets pilotes visant à valoriser les déchets plastiques, y sera dévoilé le 26 novembre. 

 

Avec la fin de l'expédition, cette page ne sera plus mise à jour régulièrement. Nous vous invitons donc à continuer à suivre les actualités et les missions à venir de la Fondation Race for Water sur nos réseaux sociaux et sur notre page actualités de ce site. Et en attendant, voici déjà un florilège de photos de l'expédition:

 

 
 
 

Notre solution à la pollution plastique

Le constat de la Fondation est clair : un nettoyage efficace des océans à grande échelle n’est pas réaliste. Traiter les déchets avant qu’ils n’atteignent l’eau est une nécessité. Notre objectif est donc de valoriser les déchets plastiques grâce à une technologie innovante permettant de les transformer en énergie.
Cette approche inspirée de l’entreprenariat social permet la création d’emplois, en particulier pour les plus démunis. De surcroît, ce procédé de production d’énergie engendre des bénéfices environnementaux importants en réduisant la pollution plastique de manière conséquente.

Suivez notre équipe sur le blog de l'Odyssée.

En avril 2017, Race for Water est repartie autour du monde pour une Odyssée de l’Espoir. A bord d'un navire révolutionnaire à propulsion mixte solaire-hydrogène-kite, l'équipe de la Fondation souhaite démontrer que la transition énergétique a commencé et que des solutions durables existent pour protéger l'océan des pollutions anthropogéniques.